Revue de presse

 

L'âge d'or et l'enfance réunis le temps de précieux moments

De l'aide pour les parents: La Maison de la famille est là pour vous

 


L'âge d'or et l'enfance réunis le temps de précieux moments

Par Daniel Leblanc, La Revue de Gatineau, septembre 2007

Une dame âgée qui raconte une histoire fantastique à de petits bouts de chou, un homme âgé d'une soixantaine d'année qui donne des ateliers de peinture à de jeunes enfants ou une grand-maman qui berce un poupon... Voilà de belles situations de la vie de tous les jours que la Maison de la famille de Gatineau veut multiplier avec la mise sur pied de son projet de parrainage intergénérationnel.  Créé grâce à une subvention du gouvernement fédéral via le programme Nouveaux horizons, ce projet s'adresse surtout aux aînés de Gatineau, qui ont souvent un vécu assez impressionnant.  «On veut s'assurer que les jeunes familles puissent profiter de l'expérience des personnes âgées, créer une synergie», déclare le coordonnateur du projet, Pierre Chénier, qui ajoute qu'il faut briser la barrière entre les générations.

Plusieurs idées sont en préparation, dont l'animation de l'heure du conte, des cours de cuisine ou d'artisanat, un service de garde-répit pour les jeunes familles, pièce de théâtre avec des acteurs de tout âge, un café internet des grands-parents et bien d'autres.

«L'aspect intergénérationnel, on en parle peu, mais chaque fois qu'on entend des grands-parents parler de leurs petits-enfants, par exemple, on remarque qu'ils ont une sensibilité envers les plus jeunes», note M. Chénier lorsqu'on le questionne face aux réalités de la jeunesse et des aînés.  Selon lui, les relations sont plus souvent que l'on croit très riches entre ces personnes-là et il serait important de rendre le tout naturel.  À titre d'exemple, il fait allusion aux centres de la petite enfance, qui sont bien rarement voisins de résidences pour personnes âgées.

Pierre Chénier tient particulièrement à indiquer que l'organisme ne demande pas aux aînés de se tuer à la tâche, mais plutôt d'offrir de leur temps, peu importe le nombre, selon leurs disponibilités individuelles. «Les personnes âgées sont généreuses mais elles doivent aussi prendre soin d'elles, on ne veut pas qu'elles s'engagent dans un contrat qui n'en finit plus», dit-il, mentionnant que les femmes ont souvent plus de disponibilités que les hommes pour ce genre d'activités sociales.

Même si le projet prend techniquement fin en février 2008, les coordonnateurs espèrent bien que les habitudes qui en seront générées auront une durabilité notable.

La Maison de la famille organisera, à tous les deux vendredis de l'automne, une journée portes ouvertes. Le tout débutera le 14 septembre. Infos: www.maisonfg.org

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De l'aide pour les parents: La Maison de la famille est là pour vous

Par Patrick Voyer, La Revue de Gatineau, septembre 2003

La Maison de la famille de Gatineau fêtera ses dix ans en novembre prochain.  Un bel anniversaire pour cette coquette maison donnant un coup de pouce aux parents nécessiteux.

Les maison de la famille sont des organismes financés en majorité par le ministère de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la famille.  Elles sont aidées par les CLSC des régions et les services sont assurés localement par des intervenants et des animateurs qualifiés.  L'Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux met aussi son grain de sel pour que les établissements soient des plus hospitaliers.  Néanmoins, ce ne sont pas tous les parents qui sont au courant des avantages procurés par ces maisons.

Située sur l'Avenue Gatineau, l'organisme gatinois mise sur des ateliers pour atteindre ses objectifs: approfondir les habiletés parentales, favoriser l'entraide, el support et l'échange entre les familles.  Lorsque les parents entrent dans ce bungalow, ils sont chez-eux.  Une large cuisine s'étale devant la porte principale, face à une vaste salle à manger que l'on transforme souvent en pièce de jeux.  Le salon est lumineux et les places pour s'y asseoir ne manquent pas.  Une grande chambre complète le rez-de-chaussée: c'est la paradis des jouets pour les petits loups qui trouvent peut-être ennuyeuses les discussions d'adultes...

Justement, au sous-sol se trouve une table de réunion autour de laquelle les parents peuvent s'ouvrir et parler de leur vie familiale.  L'animatrice et intervenante Josée St-Denis préside ces rencontres fort constructives.  Voici quelques exemples des titres qu'on y discute durant près de deux heures et demie: les relations affectives avec les enfants, les enfants et le stress, les stades de développement des jeunes, la discipline, etc.  Les interrogations trouvent réponses et les craintes s'adoucissent quand plusieurs personnes s'entraident.  De plus, l'isolement dont pourrait souffrir des parents frustrés, pauvres ou malchanceux a de bonnes chances d'être écarté.  Il est à préciser que la Maison de la famille ne fait aucune discrimination car, selon leur code d'honneur, tout parent est compétent.

Outre ces rencontres, la Maison de la famille s'implique dans plusieurs comités et associations régionales.  Plusieurs types d'ateliers sont aussi organisés («Famille de coeur», Halloween, Nutri-Dent, Brunchs mensuels) et un projet de recherche avec l'hôpital Ste-Justine à Montréal a été effectué plus tôt cette année.  Des sorties spéciales ont également été mises sur pied.  Parmi elles, on compte une sortie à la cabane à sucre, à la ferme Proulx pour les citrouilles, du patinage, du cinéma et une Fête de Noël.

 

Être parents de jumeaux

Josée St-Denis estime qu'être parent aujourd'hui n'est pas facile.  Tous les gens qui frappent à la porte de la Maison ont un besoin et cherchent des solutions.  Le meilleur exemple qui peut traduire cette dure réalité du 21e siècle se trouve dans un service unique à la Maison de la famille de Gatineau: l'encadrement de parents de jumeaux.  C'est ainsi qu'un projet financé par le gouvernement a permis de développer une série de dix ateliers et de six cafés-rencontres spécialement offerts aux parents de naissances multiples de septembre 2003 à avril 2004.  Cet atelier a réussi à rejoindre six parents, ce qui est quand même par mal si on se place dans la situation de ces familles.

Josée St-Denis estime que les parents de jumeaux sont si occupés, qu'ils manquent parfois des réunions.  Ces derniers compensent toutefois en lui donnant un coup de fil le lendemain ou les jours subséquents.  Il est fréquent qu'elle reçoive des appels lorsque le bébé fait des progrès (les premiers pas, par exemple).

«C'est très difficile de les faire venir ici car ils doivent préparer leurs poupons, les habiller, les embarquer dans l'auto.  C'est épuisant pour eux et ils se découragent», lance-t-elle.  Ce n'est pourtant pas la volonté qui leur manque mais plutôt les ressources énergétiques!  Mme St-Denis indique que dans les six premiers mois suivant l'accouchement c'est un véritable champ de bataille dans ces familles.  Déjà que certaines mamans doivent se déplacer dans les grands centres pour mettre au monde leurs enfants, la fatigue prend le dessus assez rapidement.  Cela sans compter les risques de complication à la naissance; le cas échéant, le ou les poupons sont hospitalisés pour une période indéterminée.

Il y en a plus qu'on pense de ces bébés identiques.  Aucun chiffre officiel n'a été émis en ce qui concerne la région de l'Outaouais, mais Josée St-Denis assure que le nombre est plus que respectable.  Avoir des jumeaux peu être considéré comme un don du ciel ou, si on a le sens de l'humour, comme une douce vengeance du Tout-Puissant.  Pour la plupart, c'est un coup du destin.  La vie des parents s'en retrouve changée à jamais.  Les choses que vivent ces «élus» sont spéciales à souhait.  Pour comprendre, il faut essayer de se mettre à leur place.

La société s'adapte petit à petit avec le phénomène, même s'il n'est pas d'hier.  Imaginons seulement les boutons poussoirs pour handicapés servant à ouvrir les portes des immeubles ou des magasins.  Des éléments semblables sont mis à la disposition des parents de jumeaux pour leur rendre la tâche plus facile.  Cependant, ce ne sont pas toutes les épiceries qui possèdent des sièges doubles pour les enfants dans leurs panier!

 

De la vraie magie!

Élever des jumeaux ou des jumelles est une expérience magique, même si la magie est parfois ardue, pour ces parents que côtoient Josée St-Denis.  L'animatrice soutient que des personnes ont évidemment peur de ne pas boucler leur fin de mois car deux enfants qui grandissent simultanément nécessitent beaucoup de dépenses.  On a qu'à songer aux couches, à la nourriture, aux vêtements, aux poussettes doubles, aux sièges d'appoint pour la voiture.  Aussi, les responsabilités sont énormes!  Une maman seule qui devant «traîner» ses petits au magasin a un véritable défi sur les bras.  Comment fera-t-elle pour sortir les deux de la voiture sans en faire attendre un? Ce genre de condition nécessite une bonne dose de courage.  Mais attention, selon l'intervenante, les parents n'aiment pas de faire complimenter sur cet aspect!

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